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Emmanuel Macron et le discours rationnel

lun, 27/02/2017 - 00:19

Le  discours rationnel apparaît de nos jours comme étant le besoin le plus pressant pour les peuples du monde entier dans la mesure où il peut  être le point de départ pour l'établissement de relations confiantes entre les nations.

 

Le recours à un tel discours s'accroît  de plus en plus avec l'expansion du terrorisme et la multiplication des appels à l'extremisme et à la violence, lesquels sont le terreau dans lequel éclot et se développe la haine et l'injustice.

 

Peu importe la nature et l'envergure de cette injustice (injustice envers un pays, injustice envers des communautés, des individus…).

 

L'objectif ultime est qu'elle serve d'obstacle sur lequel viendront se  briser toutes les tentatives visant à mettre un terme aux injustices que connaît le monde, des tentaives qui apparaîssent ça et là sous forme de groupuscules terroristes et de vagues successives d'immigrés en quête de ressources spoliées ou animées de l'espoir de gagner la sympathie d'un conquérant qui avait réussi, à une époque donnée, à soumettre un pays et à mettre la main sur ses ressources (colonisation, occupation).     

 

De là apparaît  nettement le besoin de voir émerger un dicours rationnel et équitable.

 

 L'objectif  ici n'est pas de juger du contenu d'une  éventuelle  manœuvre politique mais de s'appesantir  tout simplement  sur ce qu'il a de positif  et de laisser au temps l'opportunité de juger ce qui peut s'apparenter à l'opium des peuples.

 

En agissant de la sorte nous aurons le loisir de comprendre l'approche moderniste du candidat aux présidentielles françaises, M. Emmanuel Macron.

 

Son discours a eu le mérite d'avoir évoqué un problème qui a représenté,  des decennies durant,  un fossé entre la réalité des rapports internationaux et la forme qui  devait caractérisait de tels rapports, notamment les rapports entre les ex - puissances coloniales et leurs anciennes colonies, entre les occupants et les pays sous domination.

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Le caractère du néocolonialisme dont les manifestations ont pris des formes quelque peu différentes de celles qu'a connu le monde entre la première et la seconde guerre mondiale a permis de mettre à nu les objectifs et les fondements de ces guerres, lesquels reposaient sur  l'iniquité et la non observation des règles qui ont régi les guerres ayant éclatées au cours du dix neuvième et du vingtième siècle.

 

Les dernières guerres mondiales étaient bel et bien différentes tant au niveau des dommages directs qu'à celui des conséquences et des répurcussions.

 

Elles ont été des guerres d'extermination dont l'objectif était de créer une nouvelle carte sur des bases raciales et éthniques mais aussi sur la base de nationalités données dont le caractère se trouve résumé dans une déclaration de l'ancienne Secrétaire d'Etat américaine aux affaires étrangères,  Madeleine Albrigth:  "Constriure un nouveau modèle mondial fondé sur les décombres du grand chaos".

 

Oui, les deux dernières guerres ont créé un chaos à l'origine de la disparition de régimes et d'entités et nourrissait l'espoir d'éradiquer certains pays, voir de les faire disparaître de la carte.

 

La nouvelle approche néocoloniale a dévoilé le visage des leaders et dirigeants auxquels avait été confiée la tâche de diriger le monde tout au plus jusqu'à la période qui se situe entre le début des années quatre vingt dix du vingtième siècle jusqu'à la première décennie du vingt et unième siècle.

 

Ces dirigants, ce n'est un secret pour personne, étaient dépourvus d'éthique et de réalisme dans la gestion des contradictions qui définissaient les relations internationales, une situation qui a amené la plupart des intellectuels et politiciens à exprimer leur crainte quand au déséquilibre et à l'ampleur de la catastrophe que pourrait engendrer, à tout  moment,  le manque de rationalité ou d'insouciance du leader d'une quelconque grande puissance.

 

Si nous examinons de près le discours tenu par le candidat aux élections présidentielles françaises, M. Emmanuel Macron on se rendra compte de  l'existence,  de par le monde, de leaders qui partagent avec les intellectuels et les analystes, les mêmes craintes, voir qui adoptent  avec eux la même réflexion prospective dans ses moindres détails.

 

M. Emmanuel Marcon fait partie de ces leaders, lui qui ne s'est pas contenté de faire des remarques ou de se poser des questions mais est allé jusqu'à proposer des solutions réalistes et équitables, des propositions qui prennent en compte les aspirations à la justice et à l'équité des peuples africains et donnent à la France l'avantage d'être l'initiateur d'une telle démarche,  mieux, l'occasion de prévenir une crise pouvant déboucher sur une rupture effective de ses relations avec ses anciennes colonies.

 

Pareille situation amenerait inéluctablement la France à perdre la force et le respect qu'elle tire de ses rapports avec ses anciennes colonies.

 

C'est parce qu'il a compris que la France ne pourrait être à l'avant-garde de l'Europe en l'absence du soutien des africains et des potentialités économiques que recèle un continent devenu le théâtre d'une rude concurrence entre les puissances économiques émergeantes et le centre d'intérêt de certaines grandes puissances mondiales, qu'Emmanuel Macron a tenu à transmettre ce message de bonne intention.

 

Loin d'être un message prononcé dans le seul but de redonner espoir aux peuples africains et un engagement pour l'équité, le discours de M. Macron se veut le point de départ d'une nouvelle approche française pour l'établissement de relations économiques, politiques et sociales avec le plus grand marché mondial (l'Afrique), un marché viable à long terme et capable, mieux que tout autre, de résister aux crises financières. 

 

En appelant les français à présenter des excuses aux familles des martyrs, des déportés, des veuves, des orphelins, des victimes de tortures et des viols, bref des pratiques coloniales subies par les peuples africains, M. Emmanuel Macron a voulu un retour aux valeurs de tolérance, de justice et d'équité, un retour aux valeurs républicaines de la France.

 

Son discours se veut un placement devant rapporter à la France davantage d'affection et de respect dans le continent africain et un moyen pouvant aider la France et l'Europe à contenir le terrorisme et l'immigration dont les racines remontent au sombre passé de la période coloniale, une période a appauvri ces peuples.

 

Ce message doit être compris et adopté par les leaders des formations politiques extrémistes de la France afin de mettre une croix sur un passé douloureux et ouvrir la voie à l'établissement de relations nouvelles justes et équitables.  

 

 Ligue Nationale pour l'Equité