Rosso: Diawdine Alioune Diaw chef supérieur du walo, lettre ouverte au peuple et aux amis de la Mauritanie ». | Elhourrya

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Rosso: Diawdine Alioune Diaw chef supérieur du walo, lettre ouverte au peuple et aux amis de la Mauritanie ».

jeu, 07/09/2017 - 00:03

Après mon deuil et celui de la nation de l’illustre disparu le Président Ely Ould Mouhamed Vall dont j'ai été l'ami, le compagnon, le confident et le collaborateur connu de tous, durant trente années, j'ai un message au peuple et aux amis de la Mauritanie.

En effet à l'occasion de toutes les étapes décisives de l'histoire de mon pays, j’ai eu à interpeller Mockhtar Ould Daddah, Moustapha  Ould Saleh, Mouhamed khouna Ould Haidallah, Sidi Ould cheikh Abdallhi(1).

Ainsi, j'ai connu quatre années de prison six mois d'assignation à résidence, l'exil, et enduré plusieurs années dans l'hiver rigoureux de l'opposition.

Pour l'information de tous, aujourd'hui je n'ai jamais vu physiquement le président Mouhamed Ould Abdelaziz ni recevoir un quelconque émissaire de sa part.

Mieux, durant les douze années qu'il a eu à présider aux destinées  du pays, j'ai eu à le combattre avec outrance férocement, au point que d’éminentes personnalités  du pays et d'ailleurs m'ont prévenu que c'était excessif et j'étais coupable d’offense au chef de l'État et qu'il allait me tomber dessus.

En réalité, je l'ai attaqué au-delà du raisonnable du seul fait qu'il y avait des différences de vues dans la conduite des affaires du pays entre lui et son  cousin mon ami Ely Ould Mouhamed Vall.

 

Je faisais parti du groupe restreint autour de Ely qui préconisait durant la campagne électorale de le coincer lors de son séjour dans la résidence du colonel Dia El hadji Abdourahmane à Boghé ou pendant les ennuis mécaniques de son aéronef de campagne en  Assaba.

Le président Ely s'y opposa fermement connaissant assez du tempérament de l'homme. Il savait que pareille expédition finirait fatalement  dans un bain de sang qu'il répugnait

La Mauritanie n'est pas encore une nation comme le disait feu Moctar  Ould Daddah Son leitmotiv demeurait : « faisons ensemble la patrie mauritanienne.

Certaines aventures et autres dérives ne sont guère permises  sous peine de danger mortel.

Pour rappel et pour faire vite ce n'est qu'en 1920 que la Mauritanie accède au statut de colonie et encore de colonie militaire c'est à  dire une terre de feu !

Tout soldat affecté naguère en Mauritanie bénéficie du statut de soldat en campagne et son séjour réduit de moitié tant la violence et l'hostilité étaient chroniques.

Les nombreux forts et bordjs et autres sépultures de soldats et de colonisateurs sont éloquents

Ce territoire sans capitale est rattaché à Saint Louis qui devint en 1923 seulement et capitale du Sénégal et de la Mauritanie.

À l'entrée de la Mauritanie, l’Émirat du Trarza Mauritanie en miniature », des héros se sont tués en série, le dernier c'est le meurtre de l’Emir Ahmed Ould Deid en  1932 cousin de mes cousins maternels.

J'ai fait la guerre et assisté à des scènes de grande violence ô que c'est horrible que Dieu Épargne la sous région de probables soubresauts dramatiques.

Tout l’Est du pays à forte densité de populations  territoire du Soudan français rattaché il y a soixante-dix ans seulement à la Mauritanie   par le gouverneur Christian l’aigret. Cette zone potentiellement explosive, abrite l'important camp de réfugiés maliens de Mbéra.

Ces réfugiés là ont des affinités avec les populations autochtones.

En plus des populations arabes, au Sud tout le long de la Chemama il y a des négros mauritaniens hassanophones, wolofophones, poularophones, soninkophones qui trouvent leur prolongement ethnique et culturel à l'autre côté du fleuve.

Bon Dieu tout cela est compliqué !

Ceux là que Antoine de Saint -Exupery appelait les hommes bleus du désert et décrits par le général Solières comme de redoutables guerriers se trouvent aujourd'hui dans la détresse, les rancœurs accumulées dans un pays sur armé plus dangereux que la Libye  de khadafi.

Si le président Abdel Aziz perdait pied, et en cas d'implosion et à l'analyse c'est dans le domaine du possible, exporteront le péril loin, très loin et là, hélas on ne parlera plus de plan Sénégal émergent de Macky Sall ni de NEPAD d’Abdoulaye Wade ni des retombées positives de l'OMVS, du CILS et de l’UNION du MAGHREB ARABE.

Que dire du G 5 SAHEL en gestation et de l AFRICA COM !

Une tente qui prend feu n’épargnera certainement pas une case, une hutte dans le voisinage.

Aujourd'hui par expérience je ne vois pas d'alternative au Président Mouhamed Ould Abdel Aziz  dans  le landerneau politique national après le rappel à Dieu du président Ely Ould Mouhamed Vall :

Le président Abdel Aziz veille aux problèmes lancinants de l'équilibre des communautés.

Il a donné un contenu réel à la notion de liberté de la presse.

Il a réaffirmé l'expression de la souveraineté nationale et le rayonnement diplomatique du pays.

Il a offert au pays un outil de défense et de sécurité des plus performants de la sous région.

D’où le répit.

Les commanditaires de l’équipée  de la voiture bourrée d'explosifs et leur équipage poursuivie et pulvérisée par les moyens feu de la défense de Nouakchott, ne me démentiront pas.

Il a permis l'exercice du choix politique compatible avec les permanences  de la Mauritanie.

D'aucun, dit-on, lui reproche d'avoir installé son pays dans la banqueroute, petite musique discutable au demeurant parce que non illustrative du quotidien des mauritaniens.

Ne pas le reconnaître c'est manquer d'élégance.

Aux amis de la Mauritanie, aux hommes politiques de mon pays, la politique n'est pas une religion, on doit lui donner la raison dont elle vit et lui éviter la passion dont elle meurt.

La Constitution n'est pas non plus le Coran, la Bible ou  la Thora.

Elle est une œuvre humaine. Toute œuvre humaine est perfectible. Son adaptation à nos réalités et spécificités doit être une préoccupation nationale urgente qui s’impose.

Une correspondance de la plus haute importance est adressée au Président de la république le 09/Mai/2017 si elle ne parvenait pas à destination, les fonctionnaires de la présidence concernés ayant accusé réception feront montre d’incivisme notoire.

Si la correspondance arrivée à destination et accueillie avec indifférence le comportement du destinataire est condamnable car on aurait fait l'économie d'une initiative politique qui rajoute aux problèmes de la Mauritanie.

Un pays sous contrôle, tenu par un redoutable homme à poigne, au courage physique certain, pur produit du palais avant ses charges nationales actuelles dont des familiers disent que c'est un renard parce que rusé et un pays en roue libre entre des mains de vieilles épaves  a bout de souffle se tenant à peine sur  les deux jambes et ou des jeunes commis sans envergure au passé trouble.

Évidemment à  mon avis un  choix ne se pose pas.

Rappelons-nous la douloureuse parenthèse de Sidi Ould cheikh Abdallahi et ses caprices qui ont failli plonger  le pays dans le précipice.

L’expérience doit servir à quelque chose !

Un proverbe nous apprend : « Il importe peu de descendre du singe  le tout est de ne pas y remonter.

Le président Mouhamed Ould Abdel Aziz C'est la solution, l'évidence s'impose, faisons bouger les lignes. Les lignes bougeront car les maures, les mauritaniens en général sont capables d'attachement et de fidélité lorsque la grandeur d'un chef savait émouvoir leur âme de guerriers.

Mauritaniens  Mauritaniennes, chers compatriotes, vous avez le regard de la Mauritanie et de l'Afrique sur vous.

 Je reviendrai longuement sur cet itinéraire riche et heurté dans mes mémoires à paraître très prochainement aux éditions Harmattan, vie et combat d'un fils de chef ».

Diawdine Alioune Diaw chef supérieur du Walo.

Contacts : 00222 47475580-00222 46401900 -00221 771476552

 

Ibrahim Idriss

3couleurs.info