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APD : La France promet plus mais privilégie désormais la coopération directe

mer, 21/03/2018 - 10:02

La France portera son Aide au Développement (APD), tournée essentiellement vers l’Afrique, à 0,55% du revenu national brut (RNB), d'ici 2022, contre 0,38 actuellement. C’est l’une des grandes orientations décidées le 8 février 20118 par le gouvernement français, et c’est un Comité interministériel réuni ce jour à Matignon qui a concrétisé l’annonce déjà faite par Emmanuel Macron. Première mesure pour aller dans le sens de cette orientation : Un milliard d’euros supplémentaires seront débloqués dès 2019.

Une part plus importante sera faite aux dons, par rapport aux prêts, mais le financement de toutes ces augmentations n’est toujours pas précisé.

Le gouvernement souhaite davantage concentrer son aide sur les pays qui en sont déjà les principaux bénéficiaires. Le Sahel est particulièrement visé, où la France intervient militairement, et où elle entend assurer une continuité sécurité-développement qui manque aujourd'hui cruellement.

Priorités obligent, Paris va désormais privilégier, en termes d’APD, les canaux de la coopération directe, bilatérale, avec les pays bénéficiaires, sur ceux passant par les institutions multilatérales. L’aide humanitaire connaitra ainsi une augmentation sensible passant de moins de 200 à 500 millions d'euros, d'ici 2022.

Le gouvernement veut aussi renforcer son action dans certains secteurs : éducation, environnement, égalité homme-femme. 

La France a aussi décidé, dans cette révision « stratégique » de son APD, de doubler les montants consacrés à la société civile, ce qui permettra de renforcer le rôle des ONG, mais aussi celui des acteurs privés.