Corruption : rapports contradictoires sur la Mauritanie | Elhourrya

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Corruption : rapports contradictoires sur la Mauritanie

lun, 25/06/2018 - 08:06

Alors que la Banque mondiale salue les progrès réalisés par la Mauritanie, « pour la troisième année consécutive », dans son édition 2018 du Doing Business, une publication du « Business-anti-corruption » dans laquelle ont donne comme référence la BM, elle-même (World Bank & IFC: Doing Business 2016), le Bertelsmann Foundation Transformation Index (BTI), Global Integrity (African Integrity Indicators – Mauritania 2016) et le World Economic Forum (Global Competitiveness Report 2015-2016), affirme que « la corruption est un obstacle aux affaires en Mauritanie » et que ce fléau touche « tous les secteurs de l’économie ».

Les licences et les permis d’exploration et les contrats publics, en particulier dans les industries extractives du pays, sont cités en exemple. Bien que les infractions de corruption soient incriminées dans le code pénal du pays et englobent à la fois les secteurs public et privé, « le climat d’investissement en Mauritanie est encore entravé par des obstacles administratifs et un système juridique inefficace », souligne le rapport.

Incidemment, un autre facteur limitant la concurrence est le grand nombre de monopoles et de cartels contrôlés par un petit nombre d'hommes d'affaires et leurs familles (qui entretiennent habituellement des relations étroites avec le président) (BTI 2016).

Cependant, un recours à l’extérieur reste possible, puisque la Mauritanie est membre du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) et a accédé à la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères.

Sur une note plus positive, le démarrage d'une entreprise a été assoupli au cours des dernières années, et le coût et le temps requis pour démarrer une entreprise sont beaucoup plus bas que les moyennes régionales (DB 2016).