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La police, à son corps défendant

mer, 19/12/2018 - 10:04

La police nationale a célébré, hier mardi, sur toute l’étendue du territoire national, sa fête nationale qui coïncide avec le 18 décembre de chaque année, qui est également la date de la commémoration de la fête de la police arabe. Une énième occasion, pour le général de division Mohamed Ould Meguett, Directeur général de la sûreté nationale (DGSN) d’exposer, chiffres à l’appui, les grands progrès que ce corps sensible (par le rôle qu’il joue dans l’architecture de la sécurité nationale) a connus sous son magistère, dans les domaines qui exacerbent la tranquillité du monde moderne : terrorisme, drogue et crime organisé. 

La recrudescence des crimes et délits est un phénomène d’ampleur mondiale ; ce qui est appréciable, c’est la promptitude de la police nationale à en appréhender les auteurs et à les présenter pour la justice pour les punir. La preuve est donnée, tous les jours, avec l’arrestation des auteurs de braquage de banques ou de commerces, ou d’abominables crimes. Un professionnalisme qui est allé crescendo ces dernières années avec les égards que la DGSN accorde à la formation et à l’équipement des policiers chargés de veiller sur la sécurité des citoyens et des étrangers vivant sur notre sol.

La volonté des pouvoirs publics de continuer sur cette lancée a été réaffirmée par le ministre de l'Intérieur et de la décentralisation, M. Ahmadou Ould Abdallah. Lui succédant à la tribune, le Directeur Général de la Sûreté Nationale, a plutôt privilégié les aspects pratiques de cette mise à niveau commencée en 2009, avec l’élection de Mohamed Ould Abdel Aziz à la présidence de la République, mais qui a pris sa vitesse de croisière avec la prise en main de ce corps par l’actuel DGSN.

La refondation de la police nationale doit être vue, dans son « externalité », comme une action, parmi celles qui ont été entreprises pour faire de la Mauritanie l’un des pays les plus sûrs d’Afrique, au moment où les groupes terroristes (AQMI et ses « filiales » au Sahel, BOKO HARAM, au Tchad, au Cameroun et au Nigeria) constituent la première menace non pour ces pays mais aussi pour le reste du monde où leurs attaques sont de plus en plus imprévisibles.

L’expertise de la Mauritanie, en matière de sécurité, à l’origine de la création du G5 Sahel regroupant, outre la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad, découle aussi du mérite de ses forces de sécurité sollicitées récemment par « l’organisation internationale de la police Interpol (…), dans le cadre du lancement de quatre opérations communes contre des réseaux de trafic d’êtres humains, de drogues et de médicaments contrefaits », s’est réjoui, à juste titre, le général de division Mohamed Ould Meguett. L’informatisation et les opportunités qu’elle offre devraient renforcer cette capacité à agir vite et fort.

Sneiba Mohamed