Forces politiques en phase : Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna | Elhourrya

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Forces politiques en phase : Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna

jeu, 02/05/2019 - 18:23

 

Les observateurs les plus avertis s’accordent pour dire que les perspectives politiques sont bonnes, à la veille d’une élection présidentielle qui constitue un tournant dans le processus démocratique en cours depuis 2009. C’est, en effet, la première fois, qu’un président démocratiquement élu va céder le pouvoir à un autre porté, lui aussi, par les urnes, consacrant ainsi cette alternance tant recherchée.

 

La solide majorité présidentielle sur laquelle s’appuie Mohamed Ould Abdel Aziz, depuis son accession au pouvoir, peaufine sa stratégie pour assurer la continuité des réalisations et grands chantiers avec le candidat du consensus Mohamed Ould Ghazouani. Pour cela, elle compte sur des hommes et femmes qui ont fait leur preuve, en termes de fidélité aux principes et d’expérience dans la gestion des affaires publiques.

Au premier rang de ces piliers du pouvoir, figure, incontestablement, Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna, leader incontesté de la grande moughataa d’Amourj, actuel ministre de la fonction publique, de l’emploi, du travail et de la modernisation de l’administration et président du Comité provisoire en charge de la gestion de l’Union pour la République (UPR), parti au pouvoir en Mauritanie.

Cette position stratégique (à la tête d’un ministère qui compte beaucoup dans les réformes sociales et administratives qui étaient en cours lors du second mandat d’AZIZ) et dirigeant l’UPR à la veille d’une élection capitale dénote d’une marque de confiance accordée à un homme politique d’envergue, issu d’une moughataa dont le poids électoral est certain (Trois députés, tous de la majorité, et plus de 100.000 habitants).

A Amourj, Seyidina Ali et ses alliés politiques maintiennent la cohésion nécessaire pour que le candidat du consensus passe au premier tour d’une présidentielle à enjeux multiples : la préservation des acquis et, surtout, la poursuite d’une politique de développement qui a beaucoup profité au Hodh Chargui, de façon général, à la moughataa d’Amourj, en particulier, par des projets d’envergure A Amourj : il s’agit surtout du Projet Dhar, de Boughla, de l’électrification, de l’hôpital, mais également de la nominations de quelques cadres dans de grands postes...

En tant que ministre de la fonction publique, de l’emploi, du travai et de la modernisation de l’administration, Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna a mené, avec succès, les réformes engagées par le gouvernement pour en finir avec une fonction publique « à deux vitesses » (fonctionnaires et agents, d’un côté, auxiliaires et PNP, de l’autre). La mise à niveau de l’administration qu’il a pilotée a profité à des milliers de travailleurs qui sont aujourd’hui dans des conditions inespérées il y a dix ans. S’ajoute à cela la décision prise par le gouvernement d’ouvrir les portes de la fonction publique à près de 3000 nouveaux fonctionnaires et agents.

C’est un succès politique et social d’importance pour le pouvoir à la veille d’une élection présidentielle dont le sort se joue sur les réalisations accomplies, et non les promesses que font miroiter certains candidats.

Premier bachelier sortant du Lycée technique de Nouakchott, formé ensuite en France en génie maritime, Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna s’engage en politique avec des qualités rares en notre temps : la finesse (le sens du dialogue) et la bonne moralité. Ceci expliquant cela, l’on comprend aisément qu’il réussit toujours à sortir la tête haute des situations difficiles que créent les clivages politiques, au niveau local (Amourj), régional (Hodh Chargui) ou national.

Aujourd’hui, le dispositif politique mis en place par le président Mohamed Ould Abdel Aziz est en phase avec les attentes de la majorité qui s’apprête à engager la rude bataille de la présidentielle.

C’est en effet le sentiment que l’on a en éprouvant l’entente parfaite au sein du gouvernement et entre celui-ci et le parti au pouvoir. Le choix d’un technocrate comme l’ingénieur Mohamed Salem Ould Béchir, un homme au tempérament sans reproches, pour occuper le poste de Premier ministre, tombe idéalement bien pour au moment où, de l’autre côté, des axes du pouvoirs, un fin politique comme Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna a comme mission d’assurer une « transition » douce à la tête de l’UPR, en attendant, probablement, la reprise du parti par l’actuel président de la République quand il aura passé le témoin à Mohamed Ould Ghazouani, après l’élection du 22 juin 2019. Avec un Premier ministre compétent, parvenant sans heurts à coordonner l’action du gouvernement dans un moment crucial comme celui qui précède l’élection présidentielle, et un politique aguerri, comme Seyidina Ali Ould Mohamed Khouna, le choix de Mohamed Ould Ghazouani comme candidat du consensus sonne comme la consécration d’une décennie 2009-2019 considérée comme l’âge d’or de notre démocratie.

Hacen Amar Belloul