Attaque contre la Chambre de commerce : entre jalousie et ambition | Elhourrya

video

Elhourriya Zoom

social

Attaque contre la Chambre de commerce : entre jalousie et ambition

mar, 16/02/2016 - 19:22

En Mauritanie, la critique orientée est la chose la mieux partagée. On peut être un incapable, n’avoir rien à son actif…sauf cette propension à tirer à boulets rouges sur ce que les autres ont réalisés. Détruire est plus facile que construire.

Cette réalité, proprement mauritanienne, vient de m’être rappelée par un article lu récemment sur cridem et qui a pour titre: “Chambre de commerce : sondage et prémices du changement” paru le

10/02/2016. C’est d’abord le titre-amalgame qui a retenu mon attention. Comment peut-on parler de sondage alors qu’on ne donne aucune indication sur les “conditions de réalisations” d’un travail qui se veut scientifique. Ni référence à un échantillon, ni condition de travail, encore moins d’indications sur ceux qui l’ont réalisé! Des indications factuelles desquelles ont abouti, “tout droit” (comme les vieilles voitures du Grand Marché de la Capitale ou celles transportant le poisson de la Plage des pêcheurs) vers des “prémices du changement” avec tentative osée de présentation du profil de celui qu’on croit être le candidat potentiel, pour ne pas dire providentiel.

C’est dire que l’article en question est un mélange de jalousie et d’ambition. Même si ceux qui l’ont écrit (ou commandé) tente, maladroitement, de montrer une “objectivité” vite estompée par des partis pris.

Qu’on le veuille ou non, la Chambre de commerce , d’industrie et d’Agriculture de Mauritanie (CCIAM) restera redevable, et pour toujours, aux deux hommes qui ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui: son président, l’ambassadeur  Mohamedou OULD MOHAMED MAHMOUD, et son secrétaire général, Wane Abdel Aziz. Le mérite de ces deux hommes n’est pas seulement d’avoir créé une chambre de commerce presque ex nihilo mais de l’avoir fait en parvenant à s’entourer d’une équipe multidisciplinaire prête à relever le défi. Leur action a été salutaire et a permis d’attirer des partenariats et des investissements qui, sans leur engagement et leur qualité, n’auraient pu avoir lieu. Ils doivent en être récompensés, par une reconnaissance nationale et non vilipendés par ceux qui lorgnent déjà, avant terme, vers leurs fauteuils.

Il est vrai que le changement est une option mais il faut reconnaître aussi qu’on ne le décrète pas. Surtout de la part de ceux qui affichent, clairement, leur ambition de d’être partie prenante d’une relève à laquelle ils n’ont aucun mérite. Chercher à occuper des postes, à tirer profit du travail accompli par les autres, est une ambition sans mérite. Sans avoir sémé, on veut maintenant récolté. Et avant terme. La meilleure réponse à donner aux détracteurs du président de la CCIAM et de son secrétaire général est de leur rappeler cette partie du mot de l’ambassadeur Mohamedou OULD MOHAMED MAHMOUD qui met en exergue une pârtie de son action à la tête de cette institution: “Dans le cadre de la promotion de l’investissement en Mauritanie, a décidé de contribuer au renforcement des liens de confiance, nécessaires au développement des affaires, en créant le Centre International de Médiation et d’Arbitrage de Mauritanie(CIMAM), outil valorisant la médiation et l'arbitrage comme modes appropriés de Résolution des Conflits. Cette nouvelle institution, dont l’arrêté portant sa création a été signé le 18 Avril 2015, a fait l’objet, de la part de la CCIAM, d’une étude approfondie et de multiples concertations régionales et internationales afin de garantir la sécurité juridique des investisseurs et des transactions commerciales internationales.

Aussi Convaincue de la nécessité d’encadrer et de sensibiliser les opérateurs économiques nationaux dans le but de renforcer les capacités du secteur privé, l'Institution a lancé, depuis 2012 un projet d’appui au développement de la méso finance en Mauritanie et ce en partenariat avec l’Agence Française de Développement(AFD). Cet Outil vient d’être renforcé par un projet de compagnonnage consulaire initié par l’AFD en partenariat avec la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF). Ce nouveau projet, vise à renforcer l’opérationnalité de la CCIAM comme organisme intermédiaire, et ce afin de lui permettre de diversifier et d’améliorer ses services dédiés aux TPE-PME mauritaniennes.”

Perfectionniste (sans connotation péjorative), il a su prendre le temps qu’il faut pour laisser à son successeur (un homme qui doit avoir ses qualités) une chambre de commerce qui ne demande qu’à maintenir le cap pris il y a douze ans.

Mohamed Ould Brahim