55 années d’indépendance et le non-dit /Par Brahim Ould Boidaha (quatrième partie) | Elhourrya

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55 années d’indépendance et le non-dit /Par Brahim Ould Boidaha (quatrième partie)

sam, 23/04/2016 - 09:45

 

A ma connaissance, Leuleb n’ont jamais mandaté quelqu’un pour parler à leur nom ou pour aiguiser la haine entre eux et leurs confrères Oulad Dleim. Et, de ce fait, ils ne peuvent être utilisés comme un rempart facile pour hausser ou diminuer la côte d’amour d’un militaire dans sa hiérarchie.

Je parle en connaissance de cause, Leuleb, ce sont d’abord mes parents proches, pour votre enseigne, la mère de Mohamed El Boukhary Ould Zeighem est Meimouna, l’une de mes tantes et sa progéniture est installée actuellement dans la préfecture de Wad Naga.

Pourtant aucune de ces tribus honorables, guerrières n’a soulevé les affres du traitement, ni la responsabilité des morts par manque et refus de soins des mauritaniens noirs militaires de la prison de Walata. Chose encore vérifiable.

Ceux qui cultivent la haine et propulsent leur venin dans les rancunes contre Ehel Sahel et les jihadistes de Oum Tounsy ne récolteront que des malheurs.

Pour vous en convaincre avec vos commanditaires, il faut relire ce qu’Allah leur a octroyés en plus de la victoire d’Oum Tounsy comme richesses et climat agréable pour une meilleure santé dans leur territoire et ce qu’il vous a donné chez vous. La comparaison est facile et l’option d’Allah est aussi claire pour celui qui a un minimum dans les méninges.

Cette relecture- constat est nécessaire à tous les mauritaniens pour effacer de leurs yeux l’obscurité dans laquelle ils naviguent sans compas, ni rétroviseur depuis le 28 novembre 1960.

Il en résulte comme constat que le tout puissant les a vénérés et honorés par la victoire d’Oum Tounsy qui représente la plus grande perte des français en Mauritanie. Certains, comme vous, s’évertuent pour minimiser sa portée, même la TVM exhorte la mort de Coppolani, alors qu’il n’est pas plus important que six français dont le petit fils d’un ancien Président. Et, c’est un seul individu. Il faut savoir lire les événements et faits palpables pour retrouver vos repères.

A la lecture de la mise en œuvre de la haine permanente contre les morts-vivants, on constate que les métaphores mauritaniennes ont lié le feu Mokhtar à Oum Tounsy et la recherche d’arguments. Et, ceux-ci ne peuvent justifier aujourd’hui d’un seul effort de leur part rappelant son souvenir depuis le 10 juillet 1978 à 2015.

Cette nouvelle attitude prouve également que leurs arguments sont opportunistes et dénués de toute preuve d’attachement au premier Président de notre Etat, mais un alibi marquant la malhonnêteté intellectuelle et morale. Pourquoi ?

Ils ont attendu, dans leur silence de plus de 37 ans pour se rappeler du feu Mokhtar, après qu’Oum Tounsy l’ait déterré d’Elbàlatya pour le soustraire de leur oubli, c’est tout de même surprenant.

 

Outrage

 

Donc, il vous sied de présenter vos excuses pour outrage à Leuleb pour la bonne règle, les Oulad Dleim n’ont cure de celles de quiconque. Entre outre, est-ce que votre arrestation provisoire n’est pas un premier avertissement ?

Effectivement, j’ai fait un appel à toutes les institutions nationales et internationales dont les français (lien de sang) pour la restauration du site d’Oum Tounsy et le réitère aujourd’hui auprès de toutes les bonnes volontés pour une restauration permettant de faire du 18 Août de chaque année, une journée de pèlerinage et de recueillement en ce lieu vénéré. Cette demande est naturellement aussi adressée au ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel concerné en premier ressort.

A cette occasion et pour plus de constance dans les mémoires, je propose aussi qu’on édifie une belle statue au feu Mokhtar Ould Daddah sur le plus grand carrefour de Nouakchott, pas pour atténuer la foudre sur l’aéroport de Oum Tounsy qui sort d’autres arrières pensées pour réactualiser la haine, mais c’est plus significatif car peu de mauritaniens visitent les aéroports contrairement à la capitale.

 

Le don apocalyptique à Ehel Sahel :

 

Leur territoire renferme les plus grandes richesses du monde avec lesquelles survit la Mauritanie ; à savoir : fer et sel gemme de Fdérik, cuivre et or d’Akjoujt, la plus riche zone du monde de produits halieutiques de Nouadhibou : or, pétrole, gaz de Tasiast qui sont situés quasiment dans le même alignement géographique Nord- Sud.

 

Pour les mémoires et l’histoire, Il faut rappeler que le gisement d’or, à ciel ouvert de Tasiast a été découvert vers les années 1912/15 par un géologue espagnol, période antérieure à l’occupation du Sahara par les espagnols dont la partie occidentale de la Mauritanie actuelle et sa côte maritime jusqu’au cap blanc-la Gouéra, point de leur installation fixe. J’ai le document de ses recherches mais je n’arrive pas, hélas, à le déterrer de mes archives.

Ce gisement d’or est l’un des plus importants du monde se prolongeant jusqu’à une partie de Tijirit- Ahmeyme en passant sous le cordon sablonneux de l’Azefal côté Est et continuant jusqu’à 60 km au Nord d’Inal, en plein Sahara aux environs du poste de Tichla.

 

L’état des richesses sahéliennes actuellement :

 

1- le fer a été toujours victime du manque d’initiative des dirigeants de la Snim, pourquoi ?

 

Ils se sont contentés seulement de l’augmentation de la production en ignorant les risques du marché du fer en minerai non palettisé et qui est concurrencé dans une certaine mesure par l’évolution du plastique dérivé du pétrole. Les moyens financiers de la Snim lui permettaient aisément de passer depuis la nationalisation au fer produit fini. L’argument de l’eau n’est pas convaincant du simple fait qu’elle pouvait distiller l’eau de mer.

Les solutions de facilité et du moindre effort étaient de leur goût. Le fer traité et ses dérivés n’ont jamais connu de chute des prix même aujourd’hui. La tendance est à la hausse selon l’indice de croissance de l’économie mondiale.

Et, le comble de la bêtise a été la construction d’une nouvelle usine d’enrichissement en 2015 à un coût approchant le milliard de dollars aux fins de porter la production à 40 millions de tonnes par an.

Ceci veut dire, le plus simplement du monde, que les responsables de ce secteur important pour l’économie du pays ne doivent pas être soumis à leur desiderata de l’exporter à une vitesse extravagante pour accélérer l’épuisement de son gisement, surtout à la plus basse valeur. La survie des générations futures doit en dépendre le plus long temps possible. C’est, en d’autres termes, le plus important bonus qu’ils accordent aux acheteurs en bonne conscience ou non !

A défaut d’une planification rationnelle fixant un tonnage annuellement exportable et ne tenant pas compte de l’économie du gisement dans le temps l’expose à un épuisement rapide. Il s’y ajoute les refus de ses responsables d’accéder à la transformation (palettisation) pour le couvrir des vicissitudes des marchés et des manipulations spéculatives exercées par les bourses sur l’économie mondiale.

Les solutions de facilité ont toujours prévalu chez eux par manque probablement de visions de l’avenir de cette économie nationale. Ils l’ont offerte à la faillite aujourd’hui sans grand remord. Est- ce que c’est un crime économique ou pas ?

2- Mine Cuivre et Or d’Akjoujt, découverte 1946 ; exploitée de 1952 à 1981, Arrêt de 1981 à 1992. Reprise exploitation de 1992 à 1996 par Morak (Samin et Gsi) = 6 tonnes d’or des rejets Torco. Vendu à Cosorum Gemak : 24 t or et cuivre. En 2.OO1, rachetée par Société Emiratie qui a revendu à FQM multinationale basée au Canada qui est la MCM actuelle exploitant à partir de 2.006 pour un contrat de 10 ans, sulfurée zone 4. Gisement composé de 4 zones : chapeau Fer, Cémentation, Oxydée, sulfurée. Les négociations de son exploitation n’étaient pas au niveau de l’espoir, ni dans l’intérêt du pays.

3- OR de Tasiast confirmé 5 millions d’onces ; soit : 171,82 tonnes d’or. Exploitation en 2.008 par Red Back Mining, racheté par Kinross Gold en Août 2010 à 7,1 milliards de $. Surgit différend sur la vente sur lequel Kinross a proposé aux actionnaires canadiens 12,5 millions $ et 33 millions $ aux Américains pour l’abandon de l’action en justice.

Kinross a gelé extension, le 10 novembre 2015 a confirmé la relance de l’extension usine de traitement de 8.000 t/ jour à 38.000 t / j. Cette reprise de l’augmentation de la production de l’ordre de 27% est devenue plus rentable avec la chute des prix qui permet d’avoir le maximum d’or à la plus basse valeur d’un produit le plus prisé dans le monde. C’est une aubaine historique pour Kinross et une catastrophe en plus pour le pays !

Sur les deux mines d’or Tasiast et Akjoujt, le droit de la terre est supprimé dans la participation au capital social et n’existe pas en redevance bien définie distinctement comme droit légitime du propriétaire sur sa terre, on ne peut être que dans une situation de bradage malheur de nos richesses. Il ne peut être mêlé ou confondu avec les taxes et impôts ordinaires qui découlent normalement de l’activité d’un opérateur économique.

 

Cafouillage

 

Ce droit est perçu par l’Etat, parait-il, en Afrique du Sud de 25 à 30% de la valeur estimative du gisement. Il appartient à l’Etat de définir les échéances de son paiement mensuel, annuel ou autre mécanisme convenant et de disposer de la ventilation de son utilisation notamment en participation au capital social de l’investissement ou en partie recettes directes au trésor public.

Tous ces montages devraient être soigneusement élaborés avant et appliqués au cours des négociations pour éviter toute obscurité juridique ou opacité injustifiable du reste dans ce domaine.

Hélas, nos négociateurs ont entrainé ou plutôt noyé les intérêts supérieurs du pays dans un camouflé avec son fard, à peine voilé (taxes, impôts, redevances indéfinis) par ignorance ou pas, dans un cafouillage jamais vu dans le monde dans ce domaine où le droit de la terre n’est pris en considération en priorité et en premier lieu.

En outre et plus grave encore, les opérateurs de l’or en Mauritanie sont exemptés des impôts (IRF, BIC, IGR et Taxes : douane, import et export) à en croire Ould Tomy dans l’une de ses déclarations.

En plus, les opérateurs de ce secteur comptabilisent la partie des frais d’exploitation dus aux sous-traitants mauritaniens comme revenus à l’Etat, selon leurs différentes communications. Ce qui est parfaitement faux dans les règles comptables et de gestions mais une duperie spéculative flagrante. Donc, l’or mauritanien est offert à ses exploitants sans contrepartie acceptable.

En plus, sur le plan de la santé, le traitement au cyanure produit l’hydrogène léger qui se propage dans l’air du site et le chlorure de cyanogène lourd qui retombe sur les surfaces environnantes du site. Ces deux produits sont hautement toxiques pour les humains et les animaux. Il y a eu plusieurs cas sur les travailleurs et les animaux parce que les mesures de sécurité ne sont pas respectées et les négligences dans ce domaine de sécurité humaine feront à long terme des catastrophes inimaginables.

» Au cours des négociations, Les occidentaux concernés par ces gisements d’or ont dû éclater de rire à plein cœur parce qu’ils ont découvert pour la première fois que le dindon de la farce s’est transformé en personnes en Mauritanie » !... C’est bien dommage, notre Etat est pitoyable et nous ne pouvons qu’adresser nos félicitations à nos honorables députés pour leurs remarquables prouesses de légaliser le pillage sans contrepartie de la plus importante richesse du pays.

 

3- le pétrole est poursuivi par la guigne des responsables qui s’y agrippent.

 

4- la pêche saccagée par la pêche sauvage a retrouvé un souffle et un début de redressement avec l’arrivée de Cheikh Ould Baye au secteur. Cependant, il lui est resté une seule décision non moins importante qu’il n’a pas réalisée pour neutraliser totalement l’hémorragie du pillage de cette source. Je ne sais pas pourquoi ? Poursuivi par la malédiction de nos métaphores, l’accord mauritano- chinois de pêche est venu détruire et bouter tout espoir de redressement souhaitable attendu.

En effet, il apporte à la fois un préjudice notable aux intérêts de l’Etat dans le présent et le futur, et aux opérateurs mauritaniens dans ce secteur, notamment les pauvres artisanaux sur lesquels devait reposer sa stratégie nationale. Ceci ne peut être qu’un double crime économique.

 

Source : Le Calame