Dr Abdellah El alem : migration et asile en Mauritanie

Il a été annoncé dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, la parution d’un ouvrage qui s’appuie en partie sur la thèse de doctorat soutenue antérieurement par son auteur pour l’obtention du doctorat en droit international, sous le titre original :
« La dialectique de la rupture et de la continuité dans l’acquisition du statut de réfugié : étude comparative en jurisprudence et en droit ».
L’ouvrage s’attache à présenter et analyser cette problématique selon une approche accessible, permettant au lecteur d’en saisir les différentes dimensions, tout en l’affranchissant des lourdeurs académiques afin de mieux comprendre la pluralité des trajectoires en jeu.
Ces trajectoires, à la fois multiples et imbriquées, révèlent dans leur essence une face méconnue de l’histoire contemporaine de la Mauritanie dans sa reconquête de la maîtrise de son destin, où l’asile et la migration se croisent avec les enjeux de sécurité, de politique et de droits humains.
Il s’agit d’un voyage captivant à travers des faits parfois insolites et des récits de militants et de dirigeants arabes et africains qui trouvèrent refuge en Mauritanie avant que l’aube de la libération ne se lève dans leurs pays respectifs, qu’ils ont ensuite dirigés après avoir porté des documents d’état civil attestant de leur rattachement à des villes telles qu’Aleg, Tamchekett ou Atar.
Certains d’entre eux sont devenus chefs d’État, d’autres ministres, d’autres encore responsables des services de sécurité dans leurs pays d’origine. Tous, cependant, ont laissé une empreinte humaine profonde dans la société mauritanienne à travers des anecdotes puisées au cœur de la vie quotidienne, reflétant la noblesse des hommes d’ici et d’ailleurs.
Parmi eux figure ce réfugié devenu un leader mondial, qui répondit à des revendications partisanes appelant à la condamnation de la Mauritanie par cette phrase restée célèbre :
« Nous ne renonçons pas à nos amis simplement parce qu’ils ne sont pas appréciés par l’Occident. »
Le docteur Abdallah El Alem a servi son pays durant de longues années en tant que directeur, conseiller, contrôleur de gestion et président de plusieurs commissions dans les secteurs de l’environnement, du développement rural et de l’énergie, avant d’entamer un parcours remarquable dans le domaine de l’arbitrage et de l’audit judiciaire. À ce titre, il a été chargé de l’examen de dossiers sensibles, pour la plupart liés à la corruption, à la concussion, à l’évasion fiscale et au détournement de fonds publics.
Il exerce enfin, jusqu’à ce jour, les fonctions de directeur de projets de protection juridique des réfugiés, des demandeurs d’asile et des apatrides, dans le cadre d’un partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).




